Opinion

Les Juifs laïques ont-ils encore un mot à dire?

Mercredi 5 septembre 2018 par Galia Ackerman, Historienne - essayiste et chercheuse associée à l’Université de Caen
Publié dans Regards n°1028

Beaucoup de Juifs de la Diaspora, élevés dans les valeurs laïques, démocratiques et libérales des sociétés dans lesquelles ils vivent, furent choqués par la récente adoption en Israël de la loiIsraël, Etat-nation du peuple juif.

Ainsi, le président du Congrès juif mondial, Ronald Lauder, a estimé, dans une tribune de New York Times, que cette loi portait atteinte au sentiment d’égalité et d’appartenance des Druzes, des chrétiens et des musulmans citoyens d’Israël (à lire en p.26). Or, cette loi n’apparaît que comme l’ultime expression d’un fossé grandissant, observable depuis des années, entre l’idéologie de droite, nationaliste et discriminante, qui domine désormais en Israël, et celle de nombreux Juifs laïques disséminés dans des pays occidentaux. Mais, nous Juifs laïques, avons-nous encore un mot à dire ?

Pour essayer de répondre, il me semble nécessaire de nous pencher sur une question de fond. Qu’est-ce qu’un Juif laïque ? Pour les Juifs soviétiques dont je suis issue, la question ne se posait pas. Sur mon acte de naissance, il est marqué : père, Mark 
Kellerman, juif ; mère, Rachel Kellerman, née Mintz, juive. A 16 ans, j’ai reçu mon 
passeport intérieur où il était marqué : 
Galina Kellerman, juive. Je n’aurais pu choisir ma « nationalité » (appartenance ethnique) que si j’avais deux parents d’origine ethnique différente, entre celle du père et celle de la mère. Les Juifs soviétiques étaient majoritairement, à peu d’exceptions près, laïques, ils ne connaissaient plus le yiddish, ils ne possédaient que des rudiments de connaissance de la culture juive, et pourtant, ils étaient juifs, à cause de l’antisémitisme, mais aussi parce que nés de parents juifs, ce qui donnait le sentiment d’appartenance à une communauté spéciale dont ils étaient généralement fiers.

Le sort a voulu que j’émigre d’abord en Israël, pour m’installer 
ensuite en France. Je ne me sens ni russe, ni vraiment israélienne, ni entièrement française. En fait, ma seule identité inaliénable est celle de ma famille juive qui a connu des pérégrinations : sur trois générations, mes ancêtres vivaient en Pologne, en Lituanie, en Ukraine, en Sibérie, en Biélorussie et, enfin, à Moscou. Mon mari est un Juif slovaque, né en Ukraine occidentale soviétique. Mes filles sont nées en Israël et en France, l’une a failli épouser un Juif d’origine égyptienne, l’autre s’est mariée avec un Juif polonais. Qui sommes-nous, moi, mon mari et mes filles, si on nous dénie, comme on le fait 
systématiquement en France (et je présume, en Belgique), notre appartenance ethnique ? Essayez d’écrire le mot Juif avec une 
majuscule dans un texte destiné à l’édition. On vous corrigera 
automatiquement par une minuscule ! Car la bien-pensance 
actuelle considère les Juifs uniquement comme une religion, avec une minuscule, et si on n’est pas religieux, on est des Français ou des Belges, basta. Cette approche fait disparaître peu à peu notre judéité et notre mémoire de la Shoah et facilite des mariages avec des non-Juifs. D’ici deux-trois générations, s’il n’arrive pas de malheur, il y aura très peu de Juifs laïques en Occident : au mieux, certains se souviendront de leur partielle ascendance juive comme d’un fait sans importance.

Dans ce cas, comment pourrons-nous peser sur l’avenir d’Israël pour éviter qu’il ne plonge dans le fanatisme et qu’il reste la patrie de tous ses habitants ? Comme le sionisme laïque n’existe pratiquement plus, la principale, voire la seule justification de la présence juive sur la terre d’Israël reste désormais religieuse. Les Juifs religieux gagnent également la bataille démographique. Ils sont numériquement de plus en plus nombreux, et nous, nous nous diluons dans un océan du brassage culturel et du déracinement. 
L’approche consistant à dire que les Juifs (en tant que peuple) ne sont que des juifs 
(religion) accélère notre disparition.

Dans ces conditions, je pense qu’il nous faut nous mobiliser pour ne pas être rayés de la carte. Exiger haut et fort la reconnaissance de l’existence du peuple juif. Se réapproprier le ladino et le yiddish, le premier presque disparu, le deuxième pratiqué exclusivement dans les communautés ultra-orthodoxes de Brooklyn et de 
Jérusalem. Et s’impliquer au maximum pour préserver notre identité et notre bagage culturel. Si cette volonté est la nôtre, on aura sauvé un héritage juif précieux : littérature, théâtre et cinéma, peinture, folklore, philosophie, éthique, surtout cette dernière. On gardera une affinité très spéciale avec Paul Celan et Yeshayahou Leibowitz, Martin Buber et Elie Wiesel, Emmanuel Levinas et tant d’autres grands noms ayant marqué la culture mondiale, mais qui avaient une sensibilité particulière, juive, à fleur de peau, en quête de vérité et d’humanisme.

Si nous disparaissons en tant que partie intégrante du peuple juif, nous serons responsables, par notre absence, de la transformation d’Israël en un Etat orthodoxe et vivier restant du peuple juif, sans alternative. Est-ce le sens de la marche du monde ? Au regard des victoires nombreuses du populisme et de la radicalisation religieuse dans plusieurs pays du monde, on peut y croire. Israël va dans cette direction-là, et nous sommes peut-être les seuls à pouvoir l’empêcher de devenir un pays d’ayatollah juifs. C’est cela notre devoir historique de Juifs laïques. Restons fidèles à notre passé, à notre sensibilité et à nous-mêmes ! 


 

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http://www.respectzone.org/fr/
  • Par Maier - 7/09/2018 - 23:36

    J’adhère à vos commentaires. Je ressens comme vous mes racines juives. Mes ancêtres étaient très certainement religieux. Moi je suis laïque. Vous avez oublié un élément essentiel que j’ai transmis : la cuisine juive, qui lie nos familles dans une délicieuse tradition !


  • Par Erenberg - 8/09/2018 - 8:10

    Tout a fait d'accord

  • Par Harold Jacubowitz - 8/09/2018 - 9:51

    Je me suis senti réconforté dans mes convictions que j'exprime depuis des décennies que nos enfants se doivent d'apprendre le ladino et le yiddish dans nos écoles juives. Les cours de religions juive dans les écoles laïques sont entre les mains des Loubavitch qui n'enseignent que la récitation par cœur des prières au lieux d'enseigner également la langue hébraïque qui cimente notre peuple au delà des frontières autant géographiques que religieusement sectaire que idéologiquement politique. Les orthodoxes obscurantistes ne sont pas les maîtres a penser du judaïsme du xxi ième siècle et ce n'est pas en excluant toute la génération de juifs laïques qu'ils assureront notre pérennité, bien au contraire.

  • Par Michael Amsellem - 9/09/2018 - 13:16

    Merci pour votre superbe contribution !
    Si juste...
    La considération du judaïsme uniquement comme religion est le début de l'assimilation... De la perte de soi...
    Le judaïsme que vous décrivez est florissant en Israël... Et cette sensibilité existe je pense aussi aux US, c'est à nous de rétablir cette réalité de corriger l'identité de notre peuple..

  • Par Aron Polok - 9/09/2018 - 17:00

    "Nos enfants se doivent d'apprendre"... Pour cela, il faudrait d'abord que les écoles juives proposent des cours de langues juives ce qui, de toute évidence, n'a jamais été dans leur projet et ne risque pas de l'être de sitôt.

  • Par chalom - 12/09/2018 - 6:17

    Juif laïque (athée!) comme Galia Ackerman (ville de Bessarabie d'ou vient ma famille!), je suis réconforté par le message essentiel de son article.Une seule chose me choque seulement: pourquoi n'est-elle pas restée/ou revenue en Israel pour précisément renforcer le camp des Juifs laïcs?Seul l'Etat des Juifs assure, en dernière analyse, la pérennité et le développement des Juifs et de leur culture. Il faut donc le renforcer en y ramenant les Juifs, tous les Juifs.

  • Par Alain Reisenfeld - 12/09/2018 - 8:04

    Très beau texte, plein d'une juste colère ! Merci, Madame Ackerman de dire ce que beaucoup d'entre nous ressentent. Il ne s'agit pas ici d'une laïcité militante mais du fait d'exister autrement que dans une définition strictement religieuse.
    Un point me semble particulièrement intéressant : la majuscule de "Juif", trop souvent déniée ; c'est en effet une façon de dire qu'il n'y a pas de peuple juif, et là, votre référence à la Shoah est tout à fait pertinente…
    J'irai un pas plus loin que vous, avec le concept d'islamophobie (forgé par les Frères Musulmans) que les médias mettent trop souvent en balance avec l'antisémitisme. C'est vicieux : 1° on ne peut pas critiquer la religion musulmane, car c'est raciste (et c'est faux); 2° l'antisémitisme, c'est de l'intolérance religieuse (et c'est faux) ; 3° tout se vaut (et c'est faux). Revenons aux fondamentaux : on peut critiquer les religions mais on doit combattre le racisme, en l'occurrence anti-arabe… Et l'antisémitisme.
    Shana Tova, Madame.

  • Par Jean-Luc Piron - 12/09/2018 - 9:56

    J'applaudis et participe pleinement à votre réflexion…. Né d'une mère Juive, je me sens Juif, laïque et imprégné de cette "texture" qui nous est propre, si inhérente à notre "Etre" profond. Etre Juif n'est pas une étiquette. Quelle que soit la religion, nous ne pouvons qu'être ainsi. La laïcité juive est une nécessité à préserver et à transmettre. Merci de votre courageux article !

  • Par Avi - 12/09/2018 - 10:40

    Vous constatez le decripitement de votre "culture laique" en identifiant assez bien les cause. Mais vous refusez avec force de voir cette culture laique se faire engloutir pas le judaisme orthodoxe. Et je me dois vous faire part que vous donnez l entiere responsabilite a israel, au nationalisme de droite, aux religieux et a toutes les branche culturel juive qui ne se definissent pas laique. Pourtant vous connaissez la raison. Vous le dites si bien avec vos mots, c est avant tout l assimilation... assimilation d abord culturelle qui conduit aux mariage mixte. Avez vous une quelconque nostalgie des lois racial? Ces lois qui forcaient les juifs a ne se marier que entre eux, meme assimiler? Ces lois que vous citer et qui temponnnt votre origine juive sur vos papiers? Ce que vous ne comprennez pas c est qu etre juif et laique est deja un pas un effort de s eloigner de sa source. Bien a vous de ne pas croire en dieu en la torah et en tout element que le judaisme propose. Le judaisme n est pas la "cause" de la disparition des juifs laique. Les juifs laique dont on entend plus parker ont simpement reussi leur projet. Creer le juif sans judaisme sans ka source qui fait son identité. Et celui qui y parvient totalement, disparait inéluctablement dans l assimilation car il n y aucune limite posée a l eloignement. Une culture de l eloignement entraine des enfant qui poursuivront cet éloignement. Non plus de sa source premiere la torah, mais de cette culture de remplacemennnt la culture juive laique. Or s éloigner de la culture "juive laique" comme le juif laique s est éloigné de la torah.. dans quel bras pensez vous dont qu il atterira? C est l assimilation.. seule des lois raciste comme celle que vous citer a l epoque ou vous etiez en russie pourrait le "proteger" de cette assimilation. Mais heuresement d autre ont compris et ont decider de retourner a la source, une alternative qui vous deplait certes qui mais reste la plus humainement acceptable

  • Par Georges Kabi - 12/09/2018 - 12:14

    La tres grande majorite du peuple juif israelien est laic. Les orthodoxes n'ont aucune reponse a proposer que la coersicion. Il se trouve que les deux grands courants juifs non-orthodoxes, representes principalement en Amerique, les conservateurs et les reformes ont ces reponses, d'ou l'exigence de plus en plus criante de les excommunier.
    Nous sortons de Rosh Hashanah que j'ai fete en rencontres familiales. Je n'ai pas mis de kippa sur la tete, j'ai allume la tele, je n'ai pas mis mes pieds a la synagogue et la plupart de mes voisins en on fait autant.
    Les plus aises en ont profite pour faire une excursion en Europe.
    Dans ma ville, on est au bord du conflit inter-communautaire. Les orthodoxes demandent notre depart, pretextant qu'il y a suffisamment d'agglomerations laiques aux alentours. J'y ai vecu la plus grande partie de ma vie, et je n'ai aucunement l'intention d'obtemperer.
    Et la menace demgraphique est une illusion. Cela ressemble trop a la menace demographique arabe ou en 1948, les Arabes etaient 20% de la population, en 2018, 20%. Si des Juifs rejoignent les orthodoxes ou si ceux ci ont une expansion demofraphique importante, le nombre de Juifs orthodoxes qui quittent leurs communautes n'est pas moins important.

  • Par Daniel Donner - 13/09/2018 - 7:53

    C'est beau la quasi unanimite. On se croirait en vraie democratie...populaire.
    Dans la Gmara il y a une discussion pour savoir qui a raison dans quels cas (je schematise, certes, y a pas la place). En gros, deux contre un (deja la democratie, si, si), les deux ont raison. C'est ce que voudraient dire certains "laiques". A la fin il est dit: si tout le monde dit une chose et que toi seul dit le contraire, c'est toi qui a raison, parce qu'il ne se peut que tous soient d'accord. Deja la sagesse sortait de la bouche de nos sages.

    "Qu’est-ce qu’un Juif laïque ?"

    Alain Finkielkraut disait deja: un Juif imaginaire.

    "Pour les Juifs soviétiques"..."et pourtant, ils étaient juifs, à cause de l’antisémitisme"

    Sartre aurait raison, c'est l'autre qui fait le Juif? Non! Le judaisme c'est avant tout une certaine culture, des valeurs (dont certaines sont partagees par le monde occidental, mais pas toutes!).

    "Je ne me sens ni russe, ni vraiment israélienne, ni entièrement française. En fait, ma seule identité inaliénable est celle de ma famille juive"

    Quelles sont les valeurs de ce judaisme?

    "Car la bien-pensance 
actuelle considère les Juifs uniquement comme une religion, avec une minuscule, et si on n’est pas religieux, on est des Français ou des Belges, basta."

    Pour avoir debute avec Lauder et les conservatives ou les liberaux, je vous ferai remarquer que les Americains eux sont tout d'abord Americains. Je me trompe?

    "Cette approche fait disparaître peu à peu notre judéité et notre mémoire de la Shoah et facilite des mariages avec des non-Juifs."

    Cette "judeite n'est helas toujours pas definie. Si je vous lis bien ainsi que d'autres ici, elle se limite a une certaine histoire ou des recettes de cuisine. C'est mettre bien bas le judaisme.

    "D’ici deux-trois générations, s’il n’arrive pas de malheur, il y aura très peu de Juifs laïques en Occident : au mieux, certains se souviendront de leur partielle ascendance juive comme d’un fait sans importance."

    Je ne vous le fais pas dire...

    "Comme le sionisme laïque n’existe pratiquement plus, la principale, voire la seule justification de la présence juive sur la terre d’Israël reste désormais religieuse."

    Et oui...

    "Les Juifs religieux gagnent également la bataille démographique. Ils sont numériquement de plus en plus nombreux, et nous, nous nous diluons dans un océan du brassage culturel et du déracinement."

    Non. En Israel, la natalite est en baisse chez les ultra-orthodoxes, stable chez les autres pratiquants et en hausse (si, si) chez les non pratiquants.

    "Dans ces conditions, je pense qu’il nous faut nous mobiliser pour ne pas être rayés de la carte. Exiger haut et fort la reconnaissance de l’existence du peuple juif."

    La je me marre pour de vrai. Pour les pratiquants, la religion seule definirait le Juif, il n'y aurait de peuple que pour les laiques. C'est la meilleure.

    "Se réapproprier le ladino et le yiddish,"

    A part la bouffe et la Shoa il y a donc la langue, mais elle aussi serait prise en otage par les ultras, vraiment des salauds ceux-la.

    "Et s’impliquer au maximum pour préserver notre identité et notre bagage culturel."

    Donnez-en donc une definition!

    "on aura sauvé un héritage juif précieux : littérature, théâtre et cinéma, peinture, folklore, philosophie, éthique, surtout cette dernière."

    C'est beau comme definition. Le Juif des loisirs en gros.
    Parce que les philosophes sont en general des philosophes, pas des Juifs (sauf de rares exceptions, comme Levinas, qui allait lui a la synagogue et mettait les tfilins!). C'est quoi l'eythique juive? Qui l'a definie? Qui l'a preservee au cours des siecles?
    Leibowicz etait religieux et meprisait ses supporters laiques.

    "en quête de vérité et d’humanisme."

    C'est cela le judaisme laique? L'humanisme ce n'est pas le judaisme, ou alors il y a beaucoup d'Occidentaux juif sans le savoir.

    "un pays d’ayatollah juifs. C’est cela notre devoir historique de Juifs laïques."

    Comment ils ont fait ces "ayatollahs" au cours de l'histoire pour definir ce judaisme humaniste et ethique que seuls les laiques voudraient defendre aujourd'hui? Ils n'etudiaient plus les memes textes que les orthodoxes? Ils ont ete influences par des cultures autres plus totalitaires? Non, c'est le judaisme orthodoxe qui a defini ces valeurs, a partir de la Torah. Voila la simple verite.
    Quand le judaisme laique saura determiner ses valeurs, et que ces valeurs seront specifiquement juives et non simplement humanistes, il aura un avenir, sinon, comme tous les courants du judaisme qui etaient contraire au vrai judaisme, il disparaitra.

    PS: Il y a des laiques qui ont deja commence a essayer de definir leurs valeurs. Mais nous ne les entendons guere. Parce qu'ils sont peu nombreux? Et curieusement, pas sur ce site.
    PS2: Non, en Israel il n'y a pas une majorite de laiques. Pres de 80% jeunent a kippour. Ce jeune etant impose par la religion... L'immense majorite fait circoncir ses fils.
    En fait, il y a des gens qui respectent certaines choses, mais pas tout, voila de quoi sont fait les gens qui sont appeles "laiques". Il y a tres tres peu de Juifs israeliens qui ne sont pas d'une maniere ou d'une autre relies a la religion par leurs choix de vie. Voila la verite. Meme les Juifs laiques cherchent leurs racines dans un passe baigne de Torah.

    Bref, les choses sont loin d'etre aussi simples que cet article voudrait le faire croire, d'un cote les mechants ayatollahs, de l'autre les vrais juifs, les laiques qui doivent defendre un passe et une culture en danger..

  • Par Hubert Zaneco - 22/09/2018 - 9:05

    Je souscris a l’intervention sur votre forum a ce qu' écrit Daniel Donner. D ailleurs, votre moto du CCLJ, la fameuse citation de Hillel n’en est-elle pas une preuve ...

  • Par Michel - 22/09/2018 - 14:46

    L'analyse pose plusieurs problèmes : laïque = gauche or par exemple le parti de Liberman est de droite et laïque ; autre problème, les peuples sont excédés des donneurs de leçons qui ne vivent pas la même vie qu'eux. Pour être crédible vous devez partir en Israël y faire l'armée, supporter que vos enfants la fassent, endurer des attentats et des tirs de missiles, à cette condition votre parole sera peut être audible. Autre possibilité pour vous : être de gauche et dévoiler fermement la takya palestinienne.

  • Par Victor PEREZ - 25/09/2018 - 11:00

    "Car la bien-pensance 
actuelle considère les Juifs uniquement comme une religion, avec une minuscule, et si on n’est pas religieux, on est des Français ou des Belges, basta. Cette approche fait disparaître peu à peu notre judéité et notre mémoire de la Shoah et facilite des mariages avec des non-Juifs. D’ici deux-trois générations, s’il n’arrive pas de malheur, il y aura très peu de Juifs laïques en Occident : au mieux, certains se souviendront de leur partielle ascendance juive comme d’un fait sans importance."

    Dans cette phrase vous avez confirmé que hors de la religion et de ses us et coutumes les Juifs non ou peu pratiquant disparaîtront.

    Restera alors en Israël des Juifs attachés à leurs valeurs religieuses, celles qui ont fait vivre le Judaïsme depuis des millénaires sans que les pratiquants deviennent, comme vous dites haineusement, des ayatollahs.

  • Par Cohen aline - 26/09/2018 - 0:06

    Merci pour ce témoignage et cet appel. Vous avez mille fois raison.